La chimie itinérante au lycée Fernand Daguin à Mérignac
Le dispositif La chimie itinérante, imaginé et mis en place par Philippe Cluzeau a pris place, le lundi 4 et mardi 5 mai, au lycée Fernand Daguin de Mérignac. Les animateurs ont ainsi accueilli différentes classes de seconde afin de leur faire manipuler concrètement des notions de chimie lors d’ateliers ludiques et participatifs.
Lors de cette session de “La chimie itinérante”, les élèves ont pu participer à trois ateliers différents mêlant chacun des connaissances théoriques avec des expériences à réaliser sur des thématiques différentes.
Bulles de savon et émulsions
Dans cet atelier, les élèves ont pu visualiser la notion de tension superficielle de l’eau et l’action des tensioactifs sur celle-ci. En effet, ces derniers sont capables de l’abaisser ce qui explique qu’en leur présence un trombone délicatement posé va couler et de la cannelle saupoudré va se disperser sur l’eau !
Les élèves ont aussi pu créer des films dans différentes structures métalliques et ont bien remarqué qu’à chaque fois, le film se formait d’une manière à occuper la surface la plus petite possible.
Cet atelier a aussi permis de discuter de notions comme l’émulsion, un mélange hétérogène de deux liquides dont l’un est dispersé sous forme de gouttelettes dans l’autre. Des exemples d’émulsions dans la vie courante sont les vinaigrettes, les produits cosmétiques etc… De quoi montrer que la chimie est partout !
Matériaux et polymères
Ce stand était lui consacré à la découverte des polymères. Comme le nom l’indique, il s’agit de grandes molécules constituées de plusieurs chaînes de monomères.
Si ce terme n’a peut-être pas parlé à tous, ses exemples tels que le téflon, le PVC ou encore le polystyrène étaient plus concrets dans leur esprit.
Après les avoir observés, les élèves ont pu en créer grâce au mélange d’une solution de PVA et de borax. Après avoir mélangé et remué ils ont obtenu… du slime !
Enfin les élèves ont pu sentir la différence de consistance étonnante de la maïzena, qui est liquide si on la touche délicatement et solide si on la tape rapidement, de quoi être interloqué ! La différence est due à la pression appliquée qui va avoir un impact sur la place laissée à l’eau.
L’azote liquide
Que peut bien être ce liquide en ébullition à une température de -196°C ?
Après diverses hypothèses, c’est bien vers l’azote liquide que les élèves dans ce dernier atelier se sont tournés.
Peu frileux, beaucoup ont accepté de mettre leur main dans ce liquide, à condition de la ressortir rapidement ! Bien que trempée dans un liquide, ils ont tous été surpris de ressortir leur main complètement sèche grâce au phénomène de caléfaction qui s’applique entre un liquide et une surface ayant une très grande différence de température, résultant à une vaporisation du liquide au contact de la surface.
Grâce à ce liquide, les élèves ont aussi pu manipuler la loi des gazs parfaits, observer la condensation de l’oxygène présent dans l’air et déguster une glace à partir de jus de clémentine, effectuée en seulement quelques minutes. L’azote liquide est ainsi quotidiennement utilisé par les dermatologues ou encore dans le domaine culinaire.
Les élèves sont donc ressortis de ces ateliers avec une meilleure visualisation des phénomènes chimiques présentés et la satisfaction d’avoir pu les manipuler ! Ne se destinant pourtant pas tous aux sciences, les élèves ont témoigné de l’intérêt pour les notions abordées montrant donc que ces ateliers ont permis de rendre la chimie attractive et accessible à tous.